Découvrez les stratégies efficaces pour développer votre marque employeur : authenticité, valeurs, avantages concrets et exemples d'entreprises qui réussissent.

Publier une offre d'emploi ne suffit plus pour recruter, vous ne le savez que trop !
Avant de cliquer sur postuler, 75 % des candidats prennent le temps de se renseigner sur l'entreprise selon LinkedIn. Ils lisent les avis Glassdoor, parcourent LinkedIn, regardent ce que disent les anciens salariés. Et enfin, ils décident !
La question est devenue : pourquoi un talent vous choisirait-il, vous, plutôt qu'une autre entreprise ?
C'est tout l'enjeu de la marque employeur !
Dans cet article, vous trouverez :
La marque employeur, c'est l'image globale qu'une entreprise renvoie en tant qu'employeur. À l'extérieur auprès des candidats, à l'intérieur auprès des collaborateurs. Les deux faces d'une même pièce !
Concrètement, elle répond à une question que se posent vos talents actuels et futurs : pourquoi rejoindre et rester dans cette entreprise plutôt qu'une autre ?
Elle englobe tout ce qui fait votre réalité d'employeur :
Une marque employeur, c'est une réalité vécue, pas une promesse. Si vos collaborateurs ne la reconnaissent pas, vos candidats ne la croiront pas non plus.
Voici comment ne pas mélanger les concepts :
Une marque employeur solide ne tient jamais sur un seul élément, mais elle s'appuie sur quatre fondations qui se renforcent mutuellement. Si l'une cède, attention ! L'ensemble vacille.
C'est le socle. Vos valeurs réelles (pas celles affichées sur le site, celles que vivent les équipes au quotidien), votre culture, votre style de management, le degré d'autonomie laissé aux collaborateurs, les perspectives d'évolution proposées.
Un test simple pour mesurer la solidité de cette fondation : demandez à 5 salariés de différents niveaux d'expliquer la culture de votre entreprise en 3 mots. Si les réponses divergent totalement, vous avez un problème de fondations. Et cela, on vous l’assure, aucune campagne LinkedIn ne le compensera !
L'EVP, c'est ce qui vous différencie des autres employeurs sur le marché de l'emploi. Pas "une bonne ambiance et un esprit d'équipe" (tout le monde le dit), mais quelque chose de concret, de vérifiable, de différenciant.
Cela passe par la rémunération bien sûr, mais aussi par les avantages salariés concrets que vous proposez :
Et aussi, par la transparence sur les conditions réelles : salaires affichés, politique de télétravail claire, équilibre vie pro/perso assumé.
C'est la partie immergée de l'iceberg, celle que vous ne contrôlez pas vraiment. Les avis Glassdoor, Indeed, LinkedIn, les retours de candidats même non recrutés, votre présence et votre cohérence sur les réseaux sociaux professionnels.
Une réalité parfois inconfortable : un seul avis Glassdoor négatif peut faire douter dix candidats. À l'inverse, un témoignage authentique d'un salarié peut valoir mille campagnes.
C'est ici que tout se joue vraiment !
L'onboarding, les entretiens de suivi, les moments de reconnaissance, l'accompagnement dans les moments de vie (parentalité, déménagement, perte d'autonomie d'un proche). Tout ce qui fait que la promesse de l'embauche se vérifie semaine après semaine.
La règle d'or : la cohérence.
Ce qui est promis lors du recrutement doit correspondre à ce qui est vécu une fois en poste. Et ce qui est communiqué en externe doit refléter ce qui se vit en interne. La même promesse, vraie des deux côtés. Pour aller plus loin, consultez aussi notre guide pour améliorer l'expérience collaborateur !
Tout simplement parce que 75 % des candidats se renseignent sur une entreprise avant de postuler et 70 % accordent une attention particulière à son image avant d'envoyer leur CV.
Mais aussi et surtout, parce que les entreprises qui investissent vraiment dans leur marque employeur observent plus de candidatures et une véritable baisse des coûts de recrutement, selon LinkedIn Talent Solutions.
Côté rétention, le constat est tout aussi parlant.
94 % des salariés déclarent qu'ils resteraient plus longtemps dans leur entreprise si celle-ci investissait davantage dans leur développement (LinkedIn Workplace Learning Report).
La transparence est devenue obligatoire : Glassdoor, LinkedIn, TikTok RH, tout se sait, tout se partage. Et les salariés actuels sont devenus des médias à part entière : un collaborateur qui parle bien de son entreprise sur LinkedIn vaut souvent plus que dix offres d'emploi sponsorisées.
Bref, soit vous racontez votre histoire, soit d'autres la raconteront à votre place.
Ce n’est pas magique, mais attention, le tout est de ne pas mettre la charrue avant les bœufs !
Avant de construire quoi que ce soit, mesurez la perception actuelle :
Sans ce point de départ, vous tirez à l'aveugle !
Concrètement, vous pouvez vous appuyer sur quatre outils pour démarrer :
Attention, si vous demandez sans jamais agir sur les résultats, c'est pire que de ne pas avoir demandé. Les salariés s'en souviendront longtemps, et ils vous le reprocheront !
L'EVP, c'est ce que vous offrez que personne d'autre ne propose exactement de la même façon. Pour la construire, répondez à 4 questions précises :
Cherchez ce que vos salariés disent spontanément de vous, pas ce que vous voudriez qu'ils disent. La vraie EVP est souvent dans leurs mots à eux, n’hésitez pas à vous appuyer sur leurs verbatims !
La pire erreur consiste à communiquer en externe une image qui ne correspond pas au vécu interne. Les nouvelles recrues s'en aperçoivent en trois semaines, et, malheureusement, elles le racontent.
Qu’est ce que ça implique concrètement ? D’auditer les pratiques managériales au regard des discours publics, de former les managers à incarner les valeurs au quotidien, d’aligner la communication interne (newsletters, rituels, événements) avec ce qui sort sur LinkedIn et le site carrière.
À éviter absolument : le "marque employeur washing", afficher des valeurs qu'on ne pratique pas. Les candidats de la Gen Z vérifient tout et ils croisent les sources. Vous riqueriez de vous en mordre les doigts !
La marque employeur se construit de l'intérieur. C'est probablement la règle la plus contre-intuitive pour beaucoup d'entreprises tentées de commencer par les campagnes LinkedIn.
L'ordre prioritaire est simple :
Une marque employeur ne se construit pas une fois pour toutes car les attentes évoluent et le marché change. Vos concurrents aussi bougent beaucoup !
Pour ne pas vous tromper, voici cinq indicateurs à suivre dès le départ :
La stratégie, c'est bien. Mais à un moment, il faut passer à l’action ! Voici six leviers qui transforment une intention en réalité visible, à l'intérieur comme à l'extérieur.
Les avantages salariés sont la preuve la plus tangible de votre marque employeur. Ils se voient, ils se touchent, ils se racontent autour de la machine à café et lors des dîners de famille.
Titres-restaurant, chèques vacances, CESU pour la garde d'enfants, forfait mobilité durable, chèques culture : chaque dispositif envoie un message concret. Vous ne vous contentez pas du salaire, vous prenez réellement soin de la vie de vos collaborateurs.
Un véritable facteur de différenciation aujourd'hui, c'est l'accompagnement social à 360 °. Par exemple, soutenir un salarié en période compliquée ou l’aider un salarié à identifier les aides auxquelles il peut avoir droit, c'est améliorer concrètement son expérience collaborateur. C'est précisément ce que permet Klaro, en garantissant l’accès à plus de 2500 aides en France, ou en réduisant les factures de vos salariés.
Pour explorer toute la palette possible des avantages sociaux, voici notre guide des 25 exemples d'avantages salariés.
La parentalité, le rôle de proche aidant, un déménagement, la perte d'autonomie d'un parent : ces moments-là, vos collaborateurs les vivent en parallèle de leur vie professionnelle. Et c'est souvent là que la marque employeur se joue vraiment, dans la prise en compte à 360 ° des réalités vécues par le collaborateur.
Un salarié qui vit une situation difficile et qui se sent soutenu par son entreprise ne l'oublie pas. Il en parle. Il devient ambassadeur sans qu'on lui demande rien. À l'inverse, un salarié laissé seul face à ses démarches retient l'expérience comme un abandon.
Concrètement : proposez un dispositif d'accompagnement (interne ou via une solution externe), formez les managers à détecter les signaux faibles, offrez du soutien aux collaborateurs proches aidants.
Télétravail pour ceux qui le peuvent, flexibilité horaire, droit à la déconnexion, équilibre vie pro / vie perso. : ce sont désormais des attendus de base, surtout pour les moins de 35 ans.
Le piège classique : afficher une politique de télétravail flexible sur LinkedIn, puis exiger 4 jours sur site dans la pratique. Les candidats le découvrent. et l'écart promesse/réalité fait des ravages sur la rétention à 1 an ! Ou encore : promettre un équilibre de vie professionnelle/ vie privée, et n’accorder aucune flexilibité dans les périodes charnières, comme le jour de la rentrée des classes ou la veille de Noël.
La règle est simple. Ne promettez que ce que vous appliquez vraiment. Et appliquez ce que vous promettez !
Le manager de proximité est l'interface directe entre la promesse employeur et la réalité vécue. C'est lui qui valide ou invalide tout ce qui a été dit en entretien d'embauche.
Un bon manager, c'est le meilleur levier d'attractivité ET de fidélisation que vous puissiez activer. Un manager toxique détruit la marque employeur plus vite que dix campagnes de recrutement ne pourront jamais la construire.
Investissez : formation au feedback, droit à l'erreur assumé, écoute active, accompagnement RH des managers eux-mêmes (parce qu'ils en ont besoin aussi).
70 % des candidats refusés qui ont eu une bonne expérience parlent positivement de l'entreprise autour d'eux. Le chiffre mérite qu'on s'y attarde : votre marque employeur se joue aussi dans les candidatures que vous écartez.
Concrètement : répondez à tout le monde, donnez des retours constructifs (même brefs), respectez les délais annoncés, expliquez la suite du processus.
Accenture va plus loin en communiquant dès le recrutement sur sa politique de congés sabbatiques à 50 % de salaire : la promesse est faite avant l'embauche, pas découverte après.
À éviter : le silence radio post-entretien, le "non" automatique sans personnalisation, les délais qui s'allongent sans explication. Pour repérer les pratiques qui font fuir vos candidats, consultez notre article sur les red flags du recrutement.
Vos meilleurs recruteurs ne sont pas dans votre équipe RH, cela vous surprend ?
Et oui, ce sont vos salariés satisfaits ! Surtout ceux qui parlent spontanément de leur quotidien sans qu'on leur demande.
Concrètement, comment on agit ? Mettez en place un programme ambassadeur, même léger :
Un témoignage filmé au smartphone vaut mille fois mieux qu'une vidéo corporate trop léchée ( et coûte bien moins cher !).
Décathlon l'a bien compris avec ses "Portraits Passion" : chaque collaborateur raconte sa passion sportive, au-delà de son métier. Résultat, un contenu authentique qui rayonne naturellement sur les réseaux et qui attire les profils alignés avec la culture.
Trois entreprises, trois stratégies différentes, trois résultats concrets. Pas pour les copier (chaque marque employeur est unique), mais pour observer ce qui fonctionne vraiment quand les actes suivent les promesses.
Vous la connaissez bien, cette enseigne sportive française, avec 23 000 collaborateurs en France !
Mais ce que vous savez moins, c’est que Decathlon a misé sur l'authenticité plutôt que sur la communication corporate classique.
Avec ses "Portraits Passion", chaque collaborateur exprime sa passion sportive sur les réseaux sociaux, bien au-delà de son métier. Le recrutement est ensuite ciblé vers des profils déjà passionnés de sport, ce qui crée un alignement naturel entre les valeurs affichées et les profils embauchés.
L'enseigne va plus loin sur le volet pouvoir d'achat. Avec une majorité de collaborateurs à temps partiel et au SMIC, Decathlon a fait le choix de soutenir concrètement leurs fins de mois.
En décembre 2024, l'enseigne a officialisé son partenariat avec Klaro pour permettre à ses salariés d'accéder aux aides et compléments de revenus auxquels ils ont droit. Le gain moyen estimé est de 250 euros par an et par collaborateur, avec certains profils éligibles à plusieurs aides pour un montant cumulé supérieur à 2 000 euros.
Résultat ? 89,1 % des collaborateurs Décathlon déclarent leur fierté de travailler pour l'entreprise en 2024, l'un des meilleurs scores du secteur. Une marque employeur qui tient parce qu'elle s'adresse à la fois à la tête (la passion) et au portefeuille (le pouvoir d'achat).
Cette marque outdoor américaine fondée en 1973, connue mondialement pour ses engagements environnementaux radicaux, a aussi travaillé sa marque employeur.
Patagonia a poussé la cohérence valeurs/actes à un niveau rarement atteint. 1 % du chiffre d'affaires reversé à des associations environnementales chaque année depuis 1985, engagement inscrit dans la charte de l'entreprise.
Et en septembre 2022, le fondateur Yvon Chouinard a transféré l'intégralité de l'entreprise à deux nouvelles structures : le Patagonia Purpose Trust et le Holdfast Collective. Tous les bénéfices non réinvestis (environ 100 millions de dollars par an) sont reversés à la lutte contre la crise environnementale. La punchline officielle : "Earth is now our only shareholder."
Cette cohérence absolue agit comme un filtre puissant à l'embauche. Les candidats qui postulent partagent déjà les valeurs et à l’inverse, ceux qui ne les partagent pas ne postulent pas.
Le résultat : un turnover historiquement très bas pour le secteur, des candidatures spontanées en masse, et une attractivité naturelle sur des profils engagés que d'autres marques peinent à recruter.
Bpifrance, banque publique d'investissement française, d’environ 4 000 collaborateurs a fait le choix d'inscrire sa politique d'avantages dans une démarche QVT structurée et négociée.
Pas de dispositifs ajoutés au coup par coup, mais une stratégie pilotée par la Direction des Relations Sociales et du Juridique social, formalisée dans des accords collectifs négociés avec les organisations syndicales et adaptée dans le temps.
C'est dans ce cadre que la plateforme Klaro a été déployée, positionnée d'emblée comme un outil QVT au service d'une meilleure conciliation vie pro/vie perso.
Particularité du déploiement Bpifrance : les principales aides et dispositifs internes propres à l'entreprise ont été intégrés à la plateforme, créant un guichet unique qui regroupe à la fois les aides externes (locales, régionales, nationales) et les aides internes Bpifrance. Un point particulièrement apprécié par les salariés !
Concrètement, les utilisateurs identifient en moyenne 3 aides auxquelles ils sont éligibles, pour un montant moyen estimé à 3 059 €.
C’est une vérité qui fait mal à entendre, mais construire prend des années alors que détruire prend quelques semaines seulement.
Voici les quatre erreurs les plus fréquentes, souvent observées dans les entreprises qui croient avoir une marque employeur et qui se demandent ensuite pourquoi elle ne fonctionne pas.
Afficher des valeurs qu'on ne pratique pas. Communiquer sur la "bienveillance" alors que le management de proximité reste descendant. Mettre en avant la "diversité" sans indicateur ni politique réelle. Les salariés le voient et ils le racontent sur Glassdoor. Le pire, c’est que les candidats le lisent !
À faire : ne promettez que ce qui existe vraiment. Une marque employeur honnête mais imparfaite vaut toujours mieux qu'une marque employeur idéalisée mais mensongère.
C'est l’exemple typique : concentrer toute l'énergie marque employeur sur le recrutement, en oubliant les collaborateurs déjà en poste. C'est surtout l'erreur la plus coûteuse, parce qu'elle alimente un cercle vicieux : les nouvelles recrues arrivent avec des attentes élevées, découvrent une réalité différente, partent au bout de 12 mois, et le cycle recommence.
À faire : investissez d'abord dans l'expérience collaborateur réelle, ensuite communiquez vers l'externe. Les meilleurs ambassadeurs sont les salariés satisfaits, pas les campagnes sponsorisées.
LinkedIn d'un côté, job boards de l'autre, vidéos corporate au milieu, semaine de la QVCT en mai, présence aux salons RH en septembre. Chaque action prise isolément peut sembler pertinente, mais sans fil directeur, l'ensemble crée surtout de la confusion.
À faire : définissez d'abord votre EVP, votre proposition de valeur unique, puis déclinez-la sur tous les canaux avec un message cohérent. Une marque employeur, c'est une histoire qui se raconte de la même façon partout, même si le format change.
Lancer des actions sans indicateurs, c'est piloter à l'aveugle. Vous ne saurez jamais ce qui fonctionne, ce qu'il faut amplifier, ce qu'il faut arrêter. Et quand le Comex demandera le ROI de vos actions marque employeur, vous n'aurez rien à répondre, ce qui pénalisera votre budget et mettre à mal à la légitimité de vos actions.
À faire : fixez 3 KPIs dès le départ. Pas 15 !
Sans indicateurs, pas de pilotage possible… et sans pilotage, votre marque employeur reste un sujet de communication, jamais un levier stratégique. Voici les 6 indicateurs clés à suivre !
Pour une PME ou une ETI qui démarre, inutile de chercher à tout mesurer dès le départ. La méthode tient en quatre étapes :
La marque employeur, c'est l'image globale qu'une entreprise renvoie en tant qu'employeur, à l'intérieur auprès des collaborateurs et à l'extérieur auprès des candidats. Elle répond à une seule question : pourquoi rejoindre et rester dans cette entreprise plutôt qu'une autre ?
Une marque employeur solide repose sur quatre fondations :
Commencez par le diagnostic plutôt que par la communication. Lisez vos avis Glassdoor, écoutez vos collaborateurs lors d'entretiens qualitatifs. Définissez ensuite votre EVP, ce qui vous distingue vraiment des concurrents. Activez les leviers internes avant de penser aux campagnes LinkedIn. Une PME qui prend soin de ses 30 collaborateurs aura toujours une meilleure marque employeur qu'une PME qui poste trois vidéos corporate par mois.
La marque employeur est le concept central, c'est-à-dire l'image globale de l'entreprise comme lieu de travail. L'employer branding désigne les actions concrètes de communication mises en place pour diffuser cette image vers l'extérieur (campagnes de recrutement, contenus LinkedIn, site carrière, présence salons). Autrement dit, la marque employeur est la stratégie, l'employer branding est l'un de ses outils.
Six indicateurs suffisent :

