2026-02-18

Avantages sociaux en entreprise : le guide complet [2026]

Liste des avantages sociaux obligatoires et facultatifs, exemples concrets, plafonds d’exonération 2026 et comment aller au-delà pour un vrai impact pouvoir d’achat.

Avantages sociaux en entreprise : le guide complet [2026]

Mutuelle, titres-restaurant, épargne salariale, chèques cadeaux… Vous investissez chaque année des milliers d'euros dans les avantages sociaux de vos collaborateurs. Et pourtant, la plupart d'entre eux seraient incapables de chiffrer ce que cela représente.

Ce décalage a un double coût : un investissement qui ne remplit pas son potentiel, et un levier d'attraction majeur sous-exploité. Selon une étude Rosaly menée auprès de 3 102 salariés, 86 % d'entre eux placent le salaire et les services associés dans le top 3 de leurs critères d'attraction. Des avantages mal perçus, ce sont des talents moins attirés et moins fidélisés.

Ce guide fait le point sur l'ensemble des avantages salariés en 2026 : obligatoires, facultatifs, plafonds d'exonération à jour. Mais surtout, il révèle le levier que 90 % des entreprises n'exploitent pas encore.

Avantages sociaux : de quoi parle-t-on ?

Les avantages sociaux désignent l'ensemble des compléments de rémunération qu'une entreprise accorde à ses salariés, en dehors du salaire brut. Certains sont imposés par le Code du travail. D'autres sont mis en place volontairement par l'employeur ou négociés via le CSE et les accords collectifs.

Concrètement, ils couvrent un spectre large :

  • protection santé,
  • épargne,
  • alimentation,
  • mobilité,
  • garde d'enfants,
  • loisirs,
  • accompagnement social…

Selon les entreprises, ce package représente entre 20 et 40 % de la rémunération globale d'un salarié.

Le problème, c'est que ce chiffre reste invisible pour la majorité des collaborateurs. Peu d'entreprises prennent le temps de valoriser ce qu'elles offrent réellement. Le bilan social individuel (BSI) existe précisément pour ça, mais il reste encore trop peu déployé.

Avant d'aller plus loin, une distinction s'impose : tous les avantages ne se valent pas. Et surtout, tous ne sont pas facultatifs.

Pourquoi les avantages sociaux sont devenus stratégiques en 2026 ?

Il y a quelques années, les avantages sociaux étaient un sujet administratif. Aujourd'hui, c'est un levier business, et les chiffres le confirment.

Pour attirer les candidats

Le salaire seul ne suffit plus. 86 % des salariés considèrent qu'un salaire attractif associé à des services innovants fait partie de leurs trois premiers critères pour rejoindre ou rester dans une entreprise. Le package global est devenu aussi scruté que la fiche de poste.

Pour retenir les talents

Chaque salarié désengagé coûte en moyenne 13 250 € par an à son employeur, selon l'Indice de Bien-Être au Travail modélisé par Mozart Consulting. Quand un collaborateur perçoit la valeur réelle de ce qu'il reçoit, il hésite davantage à partir pour une offre concurrente.

Pour optimiser la masse salariale

Une augmentation de 100 € brut coûte environ 145 € à l'employeur et rapporte à peine 75 € net au salarié. Un titre-restaurant, une PPV ou un CESU exonéré génèrent un gain net bien supérieur pour un coût souvent inférieur. C'est toute la logique du pouvoir d'achat à budget maîtrisé.

Pour engager les collaborateurs

41 % des salariés se déclarent motivés en 2025, soit 5 points de plus qu'en 2024. La tendance est fragile. Les avantages sociaux perçus comme sincères, et pas comme un geste symbolique, renforcent le sentiment d'être considéré. C'est un moteur d'engagement collaborateur durable.

Reste à savoir lesquels mettre en place (et avec quels plafonds en 2026 ! ).

Les avantages sociaux en entreprise en 2026 : la liste complète

Les avantages sociaux obligatoires

Ce sont ceux imposés par la loi. Vous n'avez pas le choix, mais vous pouvez aller au-delà du minimum.

Mutuelle d'entreprise

Obligatoire depuis le 1er janvier 2016 pour tous les salariés du secteur privé. L'employeur prend en charge au minimum 50 % de la cotisation, sur la base d'un panier de soins minimum (ANI). L'exonération de cotisations sociales est plafonnée à 6 % du PASS + 1,5 % de la rémunération brute. 73 % des entreprises ont amélioré leur contrat en 2024-2025, avec un reste à charge moyen passé de 12 % en 2020 à 8,5 % aujourd'hui.

Prise en charge des transports

Remboursement obligatoire de 50 % des abonnements de transport public domicile-travail, exonéré de cotisations sociales sans plafond. L'employeur peut aller au-delà et prendre en charge jusqu'à 75 % de l'abonnement : la fraction excédant 50 % bénéficie également d'une exonération de cotisations sociales.

Ce dispositif, initialement prévu jusqu'au 31 décembre 2025, est reconduit de manière transitoire en 2026 (communiqué BOSS du 29 décembre 2025), dans l'attente des dispositions définitives de la loi de finances.

Congés payés

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 5 semaines par an. Le socle légal que tout le monde connaît !

Participation aux bénéfices

Obligatoire dans les entreprises de 50 salariés et plus. Nouveauté 2025 : la loi du 29 novembre 2023 sur le partage de la valeur étend cette obligation aux entreprises de 11 à 49 salariés, sous conditions (bénéfice net fiscal supérieur à 1 % du CA pendant trois exercices consécutifs).

Prévoyance et indemnités AT

Couverture des risques décès, incapacité et invalidité. L'assurance chômage et la Sécurité sociale complètent ce socle.

Les avantages facultatifs classiques

C'est ici que vous faites la différence ! Ces dispositifs bénéficient d'exonérations fiscales et sociales qui les rendent bien plus efficaces qu'une augmentation brute.

Titres-restaurant

L'avantage préféré des Français, avec un taux d'adhésion de 96 %. Part employeur exonérée jusqu'à 7,32 € par titre en 2026, à condition qu'elle représente entre 50 et 60 % de la valeur faciale. 5,4 millions de salariés en bénéficient, et 8 entreprises utilisatrices sur 10 comptent moins de 25 salariés. Un levier accessible, y compris pour les TPE.

Prime de Partage de la Valeur (PPV)

L'ancienne « prime Macron » reste très utilisée. Exonérée de cotisations sociales jusqu'à 3 000 € par salarié et par an (6 000 € avec un accord d'intéressement ou de participation). Mise en place possible par simple décision unilatérale de l'employeur.

Jusqu'au 31 décembre 2026, les entreprises de moins de 50 salariés bénéficient d'un régime renforcé : pour les salariés percevant moins de 3 SMIC annuels, la PPV est également exonérée de CSG/CRDS et d'impôt sur le revenu.

Dans les entreprises de 50 salariés et plus, la prime reste soumise à la CSG/CRDS et à l'impôt, quelle que soit la rémunération du salarié. C'est l'un des dispositifs les plus souples du partage de la valeur.

Épargne salariale (PEE, PERE-CO, intéressement)

52,2 % des salariés du privé sont couverts par au moins un dispositif, et l'encours a atteint un record de 200 milliards d'euros fin 2024. L'abondement employeur est exonéré de cotisations (hors CSG/CRDS). Forfait social à 20 % pour les entreprises de 250 salariés et plus. Pour les PME, il est souvent réduit voire supprimé.

CESU préfinancés

Garde d'enfants, aide à domicile, soutien scolaire… Exonérés jusqu'à 2 591 €/an/salarié,, avec un crédit d'impôt de 25 % pour l'employeur. Particulièrement apprécié des parents et des aidants.

Forfait mobilités durables (FMD)

Jusqu'à 600 € par an exonérés pour les déplacements en vélo, covoiturage ou trottinette. Cumulable avec la prise en charge transport public dans la limite de 900 €.

Chèques cadeaux

Distribués par le CSE, exonérés jusqu'à 200 € par événement URSSAF (5 % du PMSS, montant indexé chaque année). Événements concernés : Noël, rentrée scolaire, naissance, mariage.

Chèques vacances

Exonération partielle de charges sociales (hors CSG/CRDS). Le dispositif est particulièrement intéressant pour les entreprises de moins de 50 salariés sans CSE.

Activités sportives

Exonération URSSAF jusqu'à 200,25 € par salarié et par an (arrêté du 25/02/2025), à condition que l'accès soit ouvert à tous sans discrimination.

Les nouveaux avantages qui font la différence en 2026

Au-delà des dispositifs classiques, certains avantages pèsent de plus en plus dans la décision des candidats.

  1. Le télétravail formalisé :  38 % des salariés pratiquent le télétravail ( source : Baromètre Malakoff Humanis, 2025), avec une moyenne de 2,3 jours par semaine. Ce n'est plus un « plus » : 89 % des télétravailleurs refuseraient un poste sans cette possibilité. Attention toutefois, 51 % des organisations ont durci les conditions d'accès en 2025.
  2. Le soutien à la santé mentale. Le sujet a changé d'échelle. 67 % des grandes entreprises proposent un accompagnement psychologique selon le Baromètre Malakoff Humanis, avec des budgets en hausse de 34 %. L'utilisation des plateformes de téléconsultation psychologique a bondi de 156 %.
  3. Les congés spécifiques comme le congé menstruel (proposé par 8 % des entreprises contre 2 % en 2023), ou encore le congé enfant malade élargi (31 % des entreprises), congés solidaires (19 %). Des signaux forts d'une culture employeur attentive.

Tableau récapitulatif des avantages sociaux en entreprise (2026)

Avantage Statut Plafond exonération 2026 Bénéfice salarié Charge RH
Mutuelle d'entreprise Obligatoire 6 % PASS + 1,5 % rém. brute Santé Modérée
Transport public Obligatoire 50 % sans plafond Mobilité Faible
Congés payés Obligatoire Repos Faible
Participation Oblig. ≥ 50 sal. Exonérée (hors CSG/CRDS) Épargne Modérée
Titres-restaurant Facultatif 7,32 €/titre Alimentation Faible
PPV Facultatif 3 000 € (6 000 € avec intéressement) Pouvoir d'achat Faible
Épargne salariale Facultatif Variable (forfait social réduit PME) Épargne Modérée
CESU préfinancés Facultatif 2 591 €/an/salarié Services à la personne Faible
Forfait mobilités durables Facultatif 600 €/an Mobilité verte Faible
Chèques cadeaux Facultatif 200 €/événement Pouvoir d'achat Faible
Chèques vacances Facultatif 30 % SMIC mensuel Loisirs Faible
Activités sportives Facultatif 200,25 €/an Bien-être Faible
Télétravail Facultatif Équilibre de vie Modérée
Santé mentale Facultatif Bien-être Modérée

Le levier que 90 % des entreprises ignorent : les aides non réclamées

Vous venez de parcourir la liste des avantages sociaux que vous pouvez mettre en place. Titres-restaurant, épargne salariale, chèques cadeaux, forfait mobilités… Tout cela a un coût, même quand il est optimisé fiscalement.

Mais il existe un autre levier. Un levier qui ne vous coûte quasiment rien et qui peut rapporter bien plus à vos salariés que la plupart des dispositifs listés ci-dessus.

Le constat : 1 salarié sur 3 ne réclame pas les aides auxquelles il est éligible !

En France, un tiers des personnes éligibles à une aide sociale ne la réclament pas. Les raisons sont diverses : complexité des démarches, méconnaissance des dispositifs, manque de temps, parfois un sentiment de fierté mal placée. Le manque à gagner est considérable : environ 110 € par mois et par foyer, soit plus de 1 300 € par an.

Autrement dit, pendant que votre entreprise investit dans des chèques cadeaux à 196 € et des titres-restaurant, certains de vos collaborateurs passent à côté de montants bien supérieurs. Des aides au logement, des primes d'activité, des dispositifs locaux dont ils ignorent tout simplement l'existence.

Pourquoi c'est un sujet RH majeur

Parce que le stress financier ne s'arrête pas à la porte de l'entreprise. Un salarié qui boucle difficilement ses fins de mois est un salarié moins concentré, plus souvent absent, plus susceptible de partir.

Le lien entre fragilité financière et engagement collaborateur est documenté. Accompagner vos équipes sur ce terrain, c'est une action RSE concrète, à impact social mesurable. Et c'est un avantage salarié à part entière, qui ne nécessite ni accord collectif ni budget conséquent.

Comment agir concrètement pour booster le pouvoir d’achat des salariés ?

C'est précisément la mission de Klaro.

La plateforme identifie automatiquement les aides auxquelles chaque salarié est éligible parmi plus de 2 500 dispositifs nationaux et locaux. Un conseiller dédié les accompagne ensuite dans leurs démarches, par téléphone ou par chat en direct.

Mais Klaro va plus loin. Au-delà du pouvoir d'achat, la plateforme accompagne vos collaborateurs dans les moments clés de leur vie : une naissance, une situation de handicap ou de proche-aidance, un départ à la retraite ; et ce avec des conseillers dédiés, des webinaires et des contenus thématiques.

Côté politique sociale, Klaro intègre aussi vos avantages internes (mutuelle, prévoyance, convention collective) pour que tout soit centralisé au même endroit et mieux valorisé. Vous bénéficiez d'un tableau de bord anonymisé pour suivre l'utilisation et l'impact réel du dispositif sur vos équipes.Résultat : vous complétez votre politique d'avantages sociaux existante par un levier de pouvoir d'achat que vos salariés n'auraient jamais activé seuls.

Comment construire une politique d'avantages sociaux efficace ?

Proposer des avantages, c'est bien. S'assurer qu'ils sont connus, utilisés et perçus comme utiles, c'est autre chose. Voici une méthode en cinq étapes pour structurer votre approche.

1. Auditer l'existant. Commencez par dresser l'inventaire complet de ce que vous proposez déjà :

  • dispositifs employeur,
  • avantages CSE,
  • droits issus de la convention collective.

Dans beaucoup d'entreprises, personne n'a cette vision consolidée. C'est pourtant le point de départ.

2. Mesurer la perception. Posez une question simple à vos équipes : « Savez-vous combien valent vos avantages sociaux ? » La réponse vous surprendra probablement. Un bilan social individuel bien conçu permet de rendre visible ce qui ne l'est pas. C'est souvent le déclic.

3. Identifier les trous dans la raquette :

  • Quels avantages sont sous-utilisés ?
  • Quels besoins ne sont pas couverts ?
  • Y a-t-il des aides publiques que vos salariés ne réclament pas ?

C'est dans ces zones d'ombre que se cachent les plus forts gains de pouvoir d'achat.

4. Prioriser par ROI. Inutile de tout lancer en même temps : commencez par les dispositifs à fort impact et faible coût. L'accès aux aides publiques via une plateforme comme Klaro, la mise en place d'un BSI ou l'optimisation des titres-restaurant sont des victoires rapides. L'épargne salariale ou les congés spécifiques viendront ensuite.

5. Communiquer. Puis recommencer.

Un avantage dont personne n'a entendu parler est un avantage qui n'existe pas. Intégrez vos dispositifs dans l'onboarding, relancez lors des campagnes annuelles, formez vos managers à en parler.

Plus largement, une communication claire sur l'ensemble de la rémunération proposée est un levier trop souvent négligé. Pour vous aider à la structurer, notre kit RH "6 semaines pour déployer une communication rémunération efficace" vous donne une méthode concrète et clé en main : template de BSI personnalisable, calendrier de déploiement, emails prêts à l'emploi et guide anti-objections.

FAQ

Quels sont les avantages sociaux obligatoires en entreprise ?

Cinq dispositifs s'imposent à tous les employeurs du secteur privé : la mutuelle d'entreprise (prise en charge à 50 % minimum), le remboursement de 50 % des transports publics, les congés payés (5 semaines par an), la prévoyance et les indemnités AT. La participation aux bénéfices est obligatoire dès 50 salariés, et depuis 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés doivent aussi mettre en place un dispositif de partage de la valeur sous certaines conditions.

Quels sont les avantages sociaux les plus appréciés des salariés ?

Le titre-restaurant reste le champion incontesté, avec un taux d'adhésion de 96 % et 5,4 millions de bénéficiaires. Viennent ensuite la complémentaire santé, l'épargne salariale et le télétravail, devenu un critère non négociable pour 89 % des télétravailleurs. En 2026, le soutien à la santé mentale et les congés spécifiques (congé menstruel, congé enfant malade élargi) gagnent aussi du terrain dans les attentes.

Comment valoriser les avantages sociaux auprès des salariés ?

Le premier réflexe, c'est le bilan social individuel (BSI) : un document qui chiffre concrètement ce que chaque collaborateur reçoit au-delà de son salaire. Ensuite, intégrez systématiquement vos avantages dans l'onboarding et les campagnes internes. Et n'oubliez pas les aides publiques : un tiers des salariés éligibles ne les réclament pas, faute d'information. Une plateforme comme Klaro permet justement de centraliser avantages internes et aides externes pour rendre tout le package visible et accessible.

Les avantages sociaux sont-ils exonérés de charges ?

Ça dépend du dispositif. Les titres-restaurant sont exonérés jusqu'à 7,32 € par titre en 2026. La PPV est exonérée jusqu'à 3 000 € (6 000 € avec intéressement). Les CESU préfinancés bénéficient d'une exonération jusqu'à 2 591 €/an/salarié, avec un crédit d'impôt de 25 % en prime. Chaque avantage a ses propres plafonds et conditions.

Les avantages sociaux ne manquent pas. Ce qui manque, c'est souvent la stratégie qui va avec. Et surtout, la capacité à aller au-delà des dispositifs classiques pour répondre aux vrais besoins de vos collaborateurs.

L'avantage salarié qui améliore l'engagement de vos collaborateurs, en les accompagnant financièrement à chaque étape de leur vie
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